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Dimanche des Rameaux

1.  Le dimanche des Rameaux, qu'on appelle encore Pâques fleuries, est le dernier dimanche du carême. Il est ainsi nommé parce qu'on y bénit des rameaux de palmier, d'olivier, de laurier ou de buis, qu'on porte ensuite en procession, en mémoire de l'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem cinq jours avant sa mort.

  Cette procession, d'abord particulière aux fidèles de Jérusalem qui parcouraient le même trajet que Notre-Seigneur, fut introduite en Occident au VIIeme ou VIIIeme siècle.


 2.  La bénédiction des Rameaux est des plus solennelles. Plusieurs des parties de la Messe s'y trouvent. Ainsi, il y a une Antienne, tenant lieu d'Introït, ou l'on redit le chant triomphal des Hébreux à l'arrivée du Sauveur : "Hosanna au Fils de David..."; une Collecte, une Épître tirée de l'Exode, qui raconte la station des Hébreux dans le désert, à Elim, ou il y avait 12 fontaines et 70 palmiers ; deux Répons tenant lieu de Graduel ; l’Évangile ou est racontée l'entrée triomphale du Sauveur à Jérusalem ; une Préface suivie du Sanctus ; cinq Oraisons, la bénédiction proprement dite avec l'eau bénite et l'encens ; enfin, une dernière Oraison.

  Dans ces Oraisons se trouvent indiqués le symbolisme des rameaux et leur utilité.

  Les rameaux d'olivier et de palmier signifient que nous devons rapporter à Jésus-Christ les victoires que nous remportons sur nous-mêmes par le secours de sa grâce, car l'olivier est le symbole de la grâce, et le palmier le symbole du courage et du triomphe. Dans ces oraisons, l’Église demande à Dieu que ceux qui recevront les rameaux bénits obtiennent sa protection pour l'âme et pour le corps. C'est pourquoi, les chrétiens ont la pieuse habitude d'emporter ces rameaux bénits dans leurs maisons et de les suspendre au dessus du crucifix.

  A l'origine, la bénédiction des rameaux se faisait hors des bourgs et des villes, au pied d'une croix élevée dans les environs et d’où partait la procession. Les croix dressées à l'entrée des villages, et ou l'on s'arrête aujourd'hui pour une bénédiction durant les processions des Rogations, viendraient de cette ancienne coutume.


 3.  La procession des Rameaux se fait hors de l’Église, au chant d'une série d'Antiennes à la gloire du Sauveur.

  Au retours, le clergé et le peuple restent dehors, tandis qu'à l’intérieur, portes fermées, quelques enfants chantent l'hymne Gloria, laus et honor... dont le clergé et les fidèles répètent le premier distique comme refrain.

  Ces voix d'enfants, à l’intérieur de l’Église, figurent les chœurs angéliques faisant écho à celui des fidèles dans leurs acclamations au Roi de Gloire.

  La porte de l'église s'ouvre lorsque le célébrant la frappe avec la hampe de la croix pour montrer que l'entrée du ciel était fermée avant Jésus-Christ, qui l'a ouverte par les mérites de sa passion et de sa croix.


 4.  La Messe du dimanche des Rameaux contraste singulièrement avec la procession. Aux hymnes de joie succèdent les chants de tristesse au souvenir de la Passion du Sauveur. On y lit on chante la Passion selon saint Matthieu.

  Dans quelques églises, le chant de la passion est exécuté à trois voix ; généralement le célébrant tient la place de Jésus-Christ, le diacre chante les paroles du récit, le sous-diacre ou le chœur jouent le rôle des Juifs et des ennemis du Sauveur. L'usage de chanter ainsi la Passion remonte à l'époque médiévale.

  Aux mots emisit spiritum on se met quelques instants à genoux pour adorer le Sauveur mort sur la croix pour le salut du monde.

  Pendant le récit ou le chant de la Passion on tient les rameaux bénits à la main pour rappeler qu'après la Passion il y aura le triomphe ; après la peine, la récompense.

 

Jeudi Saint

1.  Le jeudi Saint l’Église honore les mystères de la dernière Cène : (le lavement des pieds, institution de la sainte Eucharistie et du Sacerdoce) et l'agonie de Notre-Seigneur au Jardin des Oliviers.

  Pour entrer dans l'esprit de l’Église, nous devons : 1 -faire, s'il se peut, la communion et assister autant que possible aux diverses cérémonies de la journée : 2 -visiter les reposoirs, et, pendant ces visites, remercier Jésus-Christ d'avoir institué la sainte Eucharistie et lui faire amende honorable pour les outrages qu’Il a reçus pendant sa Passion et pour ceux qu’Il reçoit dans son adorable Sacrement.

 2.  Les principales cérémonies du jeudi Saint sont : 1 - La Messe solennelle et unique, et, dans les cathédrales, la bénédiction des saintes huiles : 2 - le transport du saint Sacrement au reposoir : 3 - le dépouillement des autels : 4 - le lavement des pieds.

 3.  Avant la messe du Jeudi Saint, il y avait autrefois, la réconciliation des pénitents publics. L'évêque leur donnait l'absolution, ils quittaient leurs vêtements de pénitence, et étaient admis de nouveau dans l'église qui leur avait été interdite depuis le mercredi des cendres.

  De cette antique cérémonie, il reste encore quelques souvenirs dans la liturgie de ce jour : l'Oraison de la messe y fait allusion en disant que Judas a reçus la punition de son crime et le bon larron la récompense de sa confession.

  Dans quelques diocèses, avant la messe, le célébrant préside la récitation des sept psaumes de la pénitence, après laquelle il donne l'absolution par le Misereatur et l'Indulgentiam ; de même, dans les cathédrales, avant la communion, le diacre chante le Confiteor, et l’évêque officiant donne l'absolution générale  par le Misereatur et l'Indulgentiam. Ces absolutions n'ont pas la vertu du sacrement de pénitence, mais elles peuvent , comme tout les sacramentaux, effacer les péchés véniels de ceux qui en ont la contrition.

 

 4.  Le Jeudi Saint il n'y a régulièrement qu'une seule Messe dans chaque église. Le prêtre qui le dit figure Jésus-Christ instituant le sacrifice eucharistique ; si il y a d'autres prêtres, ils communient de sa main, représentant ainsi les Apôtres, qui reçurent la communion de la main du Pontife éternel. Cette Messe unique est un souvenir des temps primitifs ou il n'y avait qu'une Messe par église et ou les prêtres communiaient de la main de l'évêque.

 1 - A cette Messe, qui est toute entière de l'Eucharistie, on prend les ornements blancs, l'autel est orné en signe de joie, le voile violet de la croix est remplacé par un voile blanc, on chante le Gloria in excelsis et on sonne en même temps toutes les cloches, qui ne se feront plus entendre jusqu'au Samedi Saint ; elles symbolisent les Apôtres qui s'étaient cachés pendant la Passion. On ne les sonne pas pendant ces trois jours, ou l’Église pleure sur les douleurs et la mort de son divin Fondateur, parce qu'à l'origine le son des cloches signifiait uniquement la joie ; aussi on ne les sonnait pas pour les morts, comme aujourd'hui.

 2 - Dans les cathédrales, l'évêque bénit solennellement les huiles destinées à l'administration des sacrements : avant le Pater, l'huile des infirmes pour le sacrement de l'Extrême-Onction ; après la première ablution :

 a - le saint chrême, pour les sacrements de Baptême et de Confirmation, pour le sacre des évêques, pour la consécration des églises et des vases sacrés.

 b - l'huile des catéchumènes, pour le sacrement de Baptême et l'ordination des prêtres.

 c - Il n'y a point de baiser de paix avant la communion, parce que c'est en ce jour que Judas trahit son Maître par un baiser.

 d - Le célébrant consacre deux grandes hosties : l'une dont il se communie, et l'autre qu'il réserve pour le Vendredi saint. Il met celle ci dans un autre calice qu'il couvre de la pale et de la patène renversée et sur le tout met un voile blanc qu'il assujettit avec un ruban.

 e - Après la messe, on porte solennellement, en procession, au chant du Pange lingua, le calice qui renferme l'hostie consacrée en vue de la messe des présanctifiés du lendemain, et on la place dans un lieu préparé et orné avec soin, appelé reposoir ou tombeau.

 f - Le tabernacle du maître-autel étant vide, sa porte reste ouverte pour montrer que l'Hôte divin n'y étant plus, nos adorations doivent se porter sur la croix devant laquelle on doit faire la génuflexion jusqu'à l'office du matin du Samedi saint.


 5.  Après la psalmodie des Vêpres du Jeudi saint on dépouille les autels de leurs ornements, en mémoire de Jésus-Christ que l'autel représente, et qui, dans sa Passion, fut dépouillé de ses vêtements. Pendant  le dépouillement des autels, le prêtre dit le psaume XXI, Deus, Deus meus, qui renferme une allusion prophétique à Jésus dépouillé de ses vêtements.

  Cette cérémonie rappelle ce qu'on faisait primitivement après chaque Messe : l'autel était dépouillé de ses ornements et on ne remettait les nappes qu'au commencement de la Messe suivante, comme on fait encore pour la Messe des présanctifiés. Ce n'est que pour plus de commodité et de décorum qu'on s'est peu à peu habitué à laisser l'autel paré de ses nappes, se contentant de les protéger par un tapis. Ce rite ainsi que beaucoup d'autres des Jeudi, Vendredi et Samedi Saints, montrent que les offices de la Semaine Sainte ont conservé leur caractère antique et se sont peu modifiés au cours des siècles.


 6.  La cérémonie du lavement des pieds consiste en ce que le Souverain Pontife, les évêques, et quelquefois les curés, lavent les pieds à douze ou treize pauvres, en souvenir de l'exemple d'humilité donné par Notre-Seigneur lorsqu'il lava les pieds à ses Apôtres. Pendant cette cérémonie, le chœur chante des antiennes dont la première commence par le mot Mandatum qui, dans la liturgie romaine, donne son nom à la cérémonie.

Vendredi Saint

1.  Le Vendredi Saint l’Église honore les mystères de la passion et de la mort de Jésus-Christ sur la croix. Elle met sous nos yeux cet ineffable spectacle, afin que, touchés de vifs sentiments de contrition pour nos péchés, nous disposions notre âme à retirer les plus grands fruits de la Rédemption.

  Ce jour-là, l’Église manifeste son deuil et se douleur en prescrivant à ses ministres de prendre des ornements noirs comme pour les défunts. Elle conseille à tous ses enfants d'assister pieusement à ses offices et de faire le chemin de la croix pour exciter dans leurs âmes l'horreur du péché qui a causé la mort du Rédempteur.  

 2.  Dans l'office de l'après-midi du Vendredi Saint il y a quatre cérémonies principales : la Messe des catéchumènes, les Oraisons, l'Adoration de la croix et la Messe des présanctifiés.

Samedi Saint

1. Le Samedi l’Église honore la sépulture du corps de Notre-Seigneur et de la descente de son âme aux limbes. C'est pourquoi , ce jour reste consacré à la pénitence et au jeûne, jusqu’à midi. Autrefois, il n'y avait pas de messe ce jour la, et actuellement, il n'y a de messe basse. On ne dit que celle qui fait partie de l'office du matin.

  Toutefois, ces mystères ne sont célébrées qu'aux heures canoniales, car l'office du matin est le commencement de la fête Pascale. A l'origine, cet office avait lieu dans la nuit du samedi au dimanche, c’était la grande veillée. Au VIIIeme siècle, il fut avancé au samedi soir, et, vers le XIIeme, au samedi matin.

  Pour sanctifier ce jour nous devons nous inspirer des sentiments de foi et de piétè qui animaient les saintes femmes lors quelles se rendirent au tombeau, et prendre la résolution d'ensevelir dans ce même tombeau nos péchés et nos convoitises afin de vivre désormais de la vie de Jésus-Christ.


 2. Les principales cérémonies de l'office du Samedi Saint sont.

 -1- La bénédiction du feu nouveau et des cinq grains d'encens.

 -2- La bénédiction du cierge Pascal.

 -3- Les leçons ou prophéties.

 -4- La bénédiction des fonds baptismaux et le chant des litanies des saints.

 -5- La Messe.

 1/ La bénédiction du feu nouveau se fait en dehors de l'église, parce que le tombeau, dont le sauveur sortit glorieux, se trouvait en dehors de Jérusalem. Ce feu, que l'on tire d'un cailloux, représente Jésus-Christ, lumière du monde et pierre angulaire de l'église, qui vas bientôt sortir du sépulcre, à travers la pierre qui en ferme l'entrée, pour embrasser le monde et l'embrasser du feu de son Amour. Ce feu nouveau sert pour allumer toutes les lampes de l'église, éteintes depuis le Jeudi Saint, figure la loi nouvelle qui remplace la loi ancienne représentée par les lampes éteintes.

  Le célébrant bénit encore cinq grains d'encens qui seront incrustés dans le cierge pascal pour représenter les aromates apportés au sépulcre par les saintes femmes.

  Après ces bénédictions, les ministres entrent dans l'église en procession. Ils portent ornements violet, sauf le diacre qui a la dalmatique blanche, et c'est celui-ci, et non le célébrant qui annonce la résurrection.

  Le diacre porte un roseau au sommet duquel est fixé un cierge à trois branches, qu'il allume successivement en avançant dans l'église et en disant chaque fois de plus en plus haut : lumen christi, et on réponds : Deo gratias.

 2/ Le cierge pascal, dans lequel le diacre insère cinq grains d'encens, est bénit au chant de l'Exultet. Il est ensuite allumé à tous les offices liturgiques jusqu'à l’Évangile de l'Ascension parce qu'il représente Jésus ressuscité, demeurent quarante jours encore sur la terre. Il figure aussi la colonne de nuée qui guidait les Hébreux dans le désert. C'est pourquoi on le porte en tête des processions.

  L'Exultet est une très belle composition lyrique qui célèbre les victoires de Jésus sur la mort et l'enfer, et les bienfaits de la Rédemption. Il est attribué à saint Augustin et se chante à peu près sur le ton de la préface. Son chant est interrompus trois fois : la première pour insérer dans le cierge pascal, et en forme de croix, les cinq grains d'encens bénits précédemment, ces cinq grains d'encens figurent les cinq plaies de Nôtre-seigneur.

 3/ Les leçons du Samedi Saint sont appelées prophéties parce que sur douze lectures, six sont empruntées aux prophètes et que tous sont prophétiques, puisqu'elles symbolisent les conditions ou les effets de la régénération par le baptême.

 4/ La bénédiction des fonts baptismaux, qui suit la lecture des prophéties, se fait aussi la veille de la Pentecôte parce que c'était en ces deux jours qu'avait lieu, autrefois, le baptême des catéchumènes.

  On se rend aux fonts baptismaux en procession, le cierge pascal en tête et en chantant le Trait : "Sicut cervus.....Comme le cerf altéré soupire après les eaux, ainsi mon âme soupire après vous ô mon Dieu....."

 La cérémonie de la bénédiction de l'eau baptismale remonte aux temps apostoliques. Elle est très solennelle et à une préface comme la bénédiction des cierges, des cendres, des rameaux et du cierge pascal.

 5/ Les litanies des Saints se chantent en revenant se chantent en revenant des fonts baptismaux. A l'origine, elles étaient chantées à l'église pendant qu'au baptistère on donnait le baptême aux catéchumènes, et pour occuper les fidèles pendant cette longue cérémonie, on répétait parfois jusqu'à 15 fois de suite la même invocation. Aujourd'hui, chaque invocation est simplement doublée.

 6/ La Messe Solennelle commence par le Kyrie qui termine les litanies des saints. Les parties de la messe qui manquent ; Introït, Judica me, Credo, Offertoire, Agnus Dei, Antienne de la communion, n'ont pas été supprimées :

on s'est contenté ne ne pas les ajouter, ce qui fait que la Messe du Samedi Saint reste à peu près telle qu'elle était au IVeme siècle.

 Dans l’Épitre, saint Paul avertit les nouveaux baptisés qu'après leur résurrection en Jésus-Christ, ils ne doivent plus se proposer d'autres fin que les choses du ciel.

 Pendant l’Évangile qui raconte l'histoire de la résurrection, on ne porte pas les cierges parce que le sauveur n'avait point encore paru et que la foi était encore environnée d'obscurité, mais on encense le saint Livre pour rappeler l'encens et les parfums que portaient les saintes femmes en allant au sépulcre le matin de la résurrection.

 Les nouveaux baptisés communiaient à cette messe. Les fidèles peuvent s'approcher de la sainte table ce jour-là.

 Les Vêpres, qui se disent à la place de l'antienne de la communion, se composent du psaume Laudate Dominum, omnes gentes, précédé et suivi de trois alleluia, du cantique Magnificat précédé et suivi de l'antienne Vespere autem sabbati, et de l'Oraison qui tient lieu de Postcommunion. Deux Alleluia sont ajoutés à l'Ite missa est et au Deo gratias.

 

Pâques et son Octave
 

1.  Pâques, la grande fête chrétienne, célèbre la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

  Cette fête est ainsi appelée à cause de sa ressemblance avec la Pâque juive, dont le nom, comme celui de la fête chrétienne, signifie passage. Pour les Hébreux, la Pâque rappelait le passage de l'Ange exterminateur épargnant les maisons marquées du sang de l'agneau, le passage de la Mer Rouge et la délivrance de la servitude de l’Égypte.

 Pour les chrétiens la Pâques commémore l'immolation du véritable agneau pascal et son passage de la mort à la vie, elle est aussi le passage de la mort du péché à la vie de la grâce pour tout les pécheurs repentants.

  Cependant, le mot Pâques ne se trouve pas dans le Missel. L’Église appelle ce jour le dimanche de la résurrection pour mieux attirer notre attention sur l'objet principal de la fête, la résurrection de Notre-Seigneur, base de notre foi.

 2.  Dès l'origine, les latins célébraient la fête de Pâques comme aujourd'hui, le dimanche après le 14eme jour de la lune qui suit l'équinoxe du printemps, tandis que les églises d'Orient la célébraient le même jour que les Juifs, c'est-à-dire le 14eme jour de la lune de mars sans se préoccuper du jour de la semaine.

  Comme Notre-Seigneur est ressuscité un dimanche, le Concile de Nicée de 325 condamna l'usage oriental et mit au nombre des hérétiques les quartodécimans, c'est-à-dire ceux qui célébraient la fête de Pâques le quatorzième jour de la lune.

 3.  La fête de Pâques est la plus grande et la plus solennelle de toutes parce que la résurrection de Jésus-Christ est le plus grand et le plus glorieux de ses mystères et le fondement de notre religion et de notre espérance.

 La résurrection de Jésus-Christ est le plus grand et le plus glorieux de ses mystères, car, par se résurrection, Jésus-Christ a confirmé tout ses miracles, justifié toutes ses promesses, confondu ses ennemis et vaincu la mort. Elle est le fondement de notre religion, parce qu'elle prouve la divinité de Notre-Seigneur et par conséquent la vérité de sa religion. Elle est aussi le fondement de notre espérance parce qu'elle nous fait espérer la résurrection future de nos corps, dont elle est à la foi le gage et le modèle.

 4. L’Église manifeste sa joie en cette fête pascale et durant toute son octave par des chants d'allégresse et de victoire. Cette joie éclate particulièrement dans de nombreux alleluia, dans l'antienne Hœc dies, dans les proses Victimœ paschali laudes et O filii.

 1/ L'Alleluia s'ajoute à toutes les parties principales de l'office : Antiennes, Répons, Versets, Introït, Graduel, Offertoire, Communion. A l'origine, l'Alleluia ne fut autorisé qu'à Pâques. Au IVeme siècle, il fut étendus à tous les temps liturgiques, même aux obsèques. Les Grecs ont conservé cet usage, saint Grégoire le Grand, au VIeme siècle, ordonna de le supprimer depuis la Septuagésime jusqu'à Pâques, et aux offices des morts.

 2/  L'antienne "Haec dies... Voici le jour que le Seigneur a fait, réjouissons nous en ce jour et tressaillons d'allégresse" est le chant Pascal par excellence. Elle se chante au Graduel, et, debout, solennellement, à la place du Capitule, de l'Hymne et du Verset de tout les offices. L’Église la ainsi ordonné parce que, par respect pour une si grande fête, elle veut conserver la forme la plus antique des offices.

  3/  La prose Victimæ paschali laudes, la plus ancienne de toutes les proses liturgiques, est un dialogue rimé qui célèbre les gloires du Rédempteur.

 4/  La prose O filii date du XIIIeme siècle ou XIVeme siècle. Elle se chante au salut du saint Sacrement, dans quelques diocèses. C'est le récit, simple, joyeux et populaire de la résurrection et des apparitions du Sauveur, rappelant ainsi aux fidèles les preuves principales sur lesquelles repose leur foi. Après chaque strophe l'Alleluia est répété comme refrain.
 5.  L'octave de Pâques est privilégiée, on n'y fait la fête d'aucun saint, et chaque jour a sa Messe propre.

 A l'origine tous les jours de cette octave étaient chômés. Au XIIIeme siècle, on ne chômait plus que les trois premiers jours. Actuellement le travail est permis tout les jours, mais, en général, on ne travaille pas le lundi sans les villes.

 Cette octave a ceci de particulier qu'elle commence le Samedi Saint et finit le samedi suivant. Le premier dimanche après Pâques n'en fait donc pas partie. A la messe, en effet, on ne dit plus l'Hæc dies ni le Victimœ paschali laudes comme pendant toute l'octave. Durant cette octave, l’Église se préoccupe surtout des néophytes et de tous les chrétiens, qu'elle s'efforce d'affermir dans la foi en rappelant les principales apparitions de Notre-seigneur.

 Autrefois, le samedi de l'octave, les néophytes quittaient leurs robes blanches et ceux de Rome recevaient du pape un petit cachet de cire, fait avec le cierge pascal de l'année précédente, sur ce cachet étaient représenté, d'un côté, un agneau portant une croix, d'où son nom  d'Agnus Dei, et de l'autre, la très sainte Vierge ou un saint pour lequel le pape avait une dévotion spéciale.

 L'usage des Agnus Dei existe toujours. Le Souverain Pontife les bénits solennellement le dimanche in albis la première année de son règne, tous les sept ans et dans des circonstances particulières. Les Agnus Dei sont des Sacramentaux, on leur attribue une protection spéciale contre la foudre et le démon.


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