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3. L’ÉPIPHANIE ET LES DIMANCHES APRÈS L’ÉPIPHANIE

  1. L’Épiphanie (d’un mot grec qui signifie manifestation) est la fête par laquelle l’Église célèbre les trois grandes manifes­tations de Jésus : 1° aux Mages à qui il se manifeste dans les bras de sa mère ; 2° à son baptême où son Père le proclame son Fils bien-aimé ; 3° à son premier miracle aux noces de Cana où sa puissance divine apparaît lorsqu’il change l’eau en vin.
  2. Cette fête se célèbre le 6 janvier, et dans les pays, comme en France, où elle n’est pas obligatoire, la solennité en est ren­voyée au dimanche suivant.

Si l’on s’accorde, à peu près, pour placer l’adoration des Mages et le baptême du Sauveur le 6 janvier, on ignore complètement eu quel jour eut lieu le miracle de Cana

  1. La fête de l’Épiphanie est très ancienne dans l’Église orientale qui, en ce jour, solennisait également la naissance de Notre-Seigneur. Après l’adoption de la fête de Noël, elle a été conservée en Orient, et elle est passée en Occident vers le ve siècle.

1° Seuls, parmi les Orientaux, les Arméniens célèbrent la nais­sance de Notre-Seigneur et son baptême, le 6 janvier.

2° Il y a un Communicantes propre à l’Épiphanie, où cette fête est qualifiée de jour très saint.

3° En Orient, le jeûne et l’abstinence sont obligatoires la veille de l’Épiphanie, parce que dans cette nuit, comme dans celle de Pâques et de la Pentecôte, on administrait solennellement le baptême. En Occident, au contraire, la vigile de l’Épiphanie se distingue de toutes les autres vigiles par son caractère festival : on ne jeûne pas et on ne fait pas abstinence pour ne pas inter­rompre les joies de Noël ; pour la même raison, l’Église conserve les ornements blancs et dit, sauf l'Évangile, la Messe du dimanche dans l’octave de la Nativité.

4° Dans les rites orientaux, l’objet de la fête de ce jour est surtout le baptême de Notre-Seigneur. C’est pourquoi le baptême était administré la veille et on bénissait non seulement l’eau nécessaire aux baptêmes mais aussi celle des fontaines, des fleuves et même de la mer. Aujourd’hui encore, on sort des églises en procession pour accomplir ces rites.

5° En Occident, c’est surtout l’adoration des Mages qui est célébrée. C’est pourquoi, l’Ëpiphanie est aussi appelée fête des Rois (1). La Messe, en effet, ne parle que de la manifestation du Sauveur aux Mages et aux Gentils en leur personne, comme l’indique l’Épître empruntée à Isaïe. Dans une grandiose vision, le prophète aperçoit l’Église, sous la figure de Jérusalem, où accou­rent les rois et les nations, apportant leurs trésors. Cependant les trois manifestations de Notre-Seigneur sonl mentionnées dans l’Anticnne du Benedictus et du Magnificat et dans l’hymne des Vêpres qui a une strophe pour chacune.

L’Évangile qui raconte le baptême de Notre-Seigneur est lu le jour de l’octave de l’Épiphanie, et celui du miracle de Cana, le deuxième dimanche après l’Épiphanie.

  1. Jadis, le jour de l’Épiphanie, les patriarches et les métro­politains expédiaient des lettres aux évêques de leurs provinces respectives pour les informer des jours où les solennités de Pâques et des autres fêtes mobiles devaient être célébrées pendant l’année courante. Cet usage remontait au Concile de Nicée, en 325, qui avait prescrit l’uniformité dans la célébration de la fête de Pâques.

Aujourd’hui, d’après le Pontifical romain, après le chant de l'Évangile, le diacre annonce, par une formule  latine chantée sur le ton de la Préface, le jour où doit être célébrée la fêle de Pâques et les autres fêles qui en dépendent. Cependant, celle cérémonie est supprimée dans beaucoup d’endroits.

Pendant toute l’octave de l’Épiphanie, des prêtres catholiques des différents rites offrent le saint Sacrifice à Saint-André, à Home, avec les ornements, la langue et le cérémonial qui leur sont propres. Le jour de l’Épiphanie ou un des jours de l’octave a lieu la fête des langues, dans laquelle les élèves du séminaire de la Propagande célèbrent, chacun dans sa langue, les bienfaits de l’Évangile, qui sont ainsi exaltés dans presque toutes les langues du monde.

  1. Pour entrer dans l’esprit de la fête de l’Épiphanie nous devons : 1° remercier Dieu de nous avoir appelés à la lumière de la foi ; 2° prier pour la conservation de la foi dans les pays chrétiens et pour la conversion des infidèles ; 3° offrir à Notre- Seigneur, à l’exemple des Mages, l’or de la charité, l’encens de l’adoration et de la prière, la myrrhe de la pureté et de la morti­fication ; 4° prendre la résolution de suivre toujours l’étoile céleste, c’est-à-dire l’inspiration de la grâce qui nous conduit à
  2. Les dimanches intercalés entre l’Épiphanie et la Septuagésime sont appelés dimanches après l’Épiphanie. Leur nombre varie selon la date de Pâques ; il y en a toujours au moins deux et jamais plus de six. Ceux qui sont omis à cette époque s’intercalent entre le 23e et le dernier dimanche après la Pen­tecôte. La couleur liturgique des dimanches après l’Épiphanie est le vert.
  3. Le dimanche dans l’octave de l’Épiphanie, ou le samedi qui précède, lorsque ce dimanche est le jour de l’octave, on célèbre la fête de la Sainte Famille. Instituée par Léon XIII, elle fut étendue à l’Église universelle par Benoît XV. Son but, d’après la collecte du jour, est de nous instruire, par les exemples de la Sainte Famille, et de nous obtenir d’être en sa compagnie pendant l’éternité.
  4. Les évangiles des dimanches après l’Épiphanie, qui sont comme une octave prolongée de cette fête, nous invitent à méditer quelques-unes des manifestations du Sauveur.

Excepté les deux premiers, ces dimanches ont les mêmes textes pour les parties chantées : Introït, Graduel, Offertoire, Communion. Toutes les créatures raisonnables, les anges et les hommes, y sont exhortés à s’unir pour adorer la divinité de Jésus- Christ, manifestée dans les circonstances mentionnées par les Évangiles de chacun d’eux.

4. PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE OU PURIFICATION

  1. La Présentation de Jésus au temple est la fête par laquelle FÉglise célèbre, en même temps que la Purification de la bienheureuse Vierge, la consécration de Jésus au Seigneur, faite, conformément à la loi, par Joseph et Mario dans le temple de Jérusalem.

1" Une prescription de la loi de Moïse ordonnait aux femmes israélites de se présenter au temple, 40 jours après la naissance d’un fils, pour se purifier de leur souillure légale ; la loi ordonnait aussi que tout fils premier-né serait offert à Dieu 40 jours après sa naissance et racheté moyennant cinq sicles (1).

2° Cette fête se célèbre le 2 février, 40 jours après Noël, parce que c’est 40 jours après sa naissance que Jésus fut présenté au

Présentation de Jésus au temple

1° d’après l’autel d’or de Saint-Ambroise de Milan, vu® siècle.

2° d’après le Sacramentaire de Drogon, évêque de Metz, ixe siècle.

3° d’après une miniature de la Bibliothèque Nationale, xue siècle.

temple. Elle termine, pour le cycle sanctoral, le temps après l’Épiphanie, quoi qu’elle soit célébrée, à cause de la mobilité de la fêle de Pâques, soit avant soit après le Septuagésime.

.3° Cette fête se rapporte surtout à Notre-Seigneur. Ce n’est qu’incidemment que la purification de Marie est mentionnée dans l’Évangile de la Messe. Cependant les psaumes et l’hymne des Vêpres sont ceux des fêtes de la très sainte Vierge.

4° La Présentation de Jésus au temple ou la Purification est vulgairement appelée Chandeleur parce que la Messe est précédée d’une bénédiction solennelle de cierges, dési­gnés, autrefois, sous le nom générique de chandelles ; ces cierges sont allumés et portés en procession pour représenter le

  1. Pour entrer dans l’esprit de cette fête nous devons : 1° admirer l’humilité et l’obéissance de Jésus et de Marie se conformant à une loi qui ne les obligeait point, puisque Jésus, étant le Rédempteur du monde, n’avait pas besoin d’être racheté, et Marie, étant toujours restée vierge, n’avait pas besoin de se purifier ; 2° à leur exemple nous humilier et obéir à ceux qui ont le droit de nous commander ; 3° nous offrir généreusement à Dieu, comme Jésus le fit lui-même en expiation de nos péchés ; 4° nous détacher des biens terrestres, comme le vieillard Siméon, et ne soupirer qu'après le bonheur du ciel ; 5° aimer à nous entretenir de Jésus, comme Anne la prophétesse, et louer Dieu de nous l’avoir donné comme Sauveur.
  2. La fête de la Purification fut d’abord célébrée à Jéru­salem, vers la fin du iv° siècle ; puis à Constantinople, à partir de 534, sous le nom de fête de la Rencontre de Jésus et du vieillard Siméon ; enfin, à Rome, au vne siècle et appelée fête de saint Siméon.

La procession ne fut organisée qu’à la fin du vne siècle ou au début du vine (1). Les flambeaux qu’on y porte ont pour but de rappeler la parole du vieillard Siméon appelant Jésus la lumière des nations, et d'honorer le Sauveur, car on portait jadis des cierges devant les personnes que l’on voulait honorer et on en met encore devant le saint Sacrement exposé, les reliques et la dépouille mortelle des chrétiens.

  1. Les éléments de l’office sont restés les mêmes depuis l’ori­gine de la fête, mais les cinq oraisons actuelles de la bénédiction des cierges doivent être du xe ou du xie siècle.

Dans la première de ces oraisons le prêtre demande à Dieu de « bénir et de sanctifier ces cierges, pour l’usage des hommes, pour la santé des corps et des âmes, sur terre comme sur mer ». C’est pourquoi les familles chrétiennes ont la pieuse coutume d’avoir chez elles un de ces cierges bénits et de l’allumer en temps d’orage et auprès des agonisants et des morts.

 

IV TEMPS DE LA SEPTUAGÉSIME

  1. Le temps de la Septuagésime est celui qui s’écoule depuis le 9° dimanche avant Pâques jusqu’au mercredi des Cendres. Il compte trois dimanches appelés Septuagésime (70°), Sexagésime (60e) et Quinquagésime (50e).

Ces noms ont passé dans l’usage, non pour exprimer un nombre de jours, mais par similitude de consonance avec le nom de quadragésime (40e) que porte le premier dimanche du Carême, c’est-à-dire du temps pendant lequel on jeûne 40 jours. Dans le Missel on les appelle : dominica in septuagesima, in sexagesima, in quinquagesima, c’est-à-dire dimanche dans la 7e dizaine avant Pâques (61e jour) ; dans la 6e dizaine (54e jour), dans la 5e dizaine (47e jour).

  1. Le temps de la Septuagésime a pour origine la pratique des 40 jours de jeûne qui, depuis les premiers siècles, ont précédé la fête de Pâques.

1° En Orient, où l’on ne jeûnait ni le dimanche ni le samedi, excepté le Samedi Saint, la sainte quarantaine commençait 7 se­maines avant Pâques et comptait 36 jours de jeûne.

2° En Occident, où l’on ne jeûnait que 4 jours par semaine (lundi, mardi, mercredi et vendredi), le jeûne commençait 9 se­maines avant Pâques, c’est-à-dire le lundi après le dimanche de la Septuagésime et durait aussi 36 jours « afin de donner à Dieu, comme disait saint Grégoire le Grand, la dîme de l’année ».

3° Lorsque, au ixe siècle, le jeûne commença au mercredi des Cendres, comme aujourd’hui, les trois semaines précédentes restèrent, sous le nom de temps de la Septuagésime, comme une préparation à la pénitence du Carême.

  1. Bien que le jeûne ne soit pas obligatoire pendant le temps de la Septuagésime, l’Église nous invite déjà à faire pénitence.

Elle supprime YAlleluia à la messe et à l’office ; aussi, comme adieu à cette joyeuse exclamation qu’elle ne fera plus entendre avant la Messe du Samedi Saint, elle en met deux au Benedicamus Domino et au Deo gratias des Vêpres du samedi qui précède la Septuagésime. IVAlleluia qu’elle supprime après le Graduel est remplacé par le Trait, et, après le Deus in adjutorium, par Laus tibi, Domine, Rex œternœ gloriœ.

Le Gloria in excelsis et le Te Deum, qui ne vont pas l’un sans l’autre, et Vite Missa est sont également supprimés, mais dans les offices du temps seulement pendant lesquels on prend les ornements violets.

Les chants joyeux sont supprimés à partir du dimanche de la Septuagésime « où l’on dépose, dit le Martyrologe, le cantique du Seigneur, qui est V Alléluia ».

  1. Pendant le temps de la Septuagésime l’Église propose à nos méditations des lectures qui, en mettant sous nos yeux les funestes effets du péché originel, font mieux ressortir la nécessité de la Rédemption.

1° Dans les Épîtres, saint Paul nous rappelle que la vie est un combat et que nous ne serons couronnés que si nous luttons contre nos mauvais penchants ; qu’à son exemple les hommes apostoliques auront beaucoup à souffrir pour étendre le royaume de Dieu ; que les oeuvres ne sont rien sans la charité.

2° Les Évangiles nous rappellent que la Rédemption s’étend à tous les âges, mais que le salut dépend de la fidélité avec laquelle on répond à l’appel divin ; que nous devons faire fructifier la parole de Dieu ; que Jésus, par les mérites de sa Passion, délivre l’humanité coupable de son aveuglement, si elle a foi en lui comme l’aveugle de Jéricho qu’il a guéri.

  1. Pendant que l’Église cherche à développer en nos âmes l’esprit de pénitence, afin de nous préparer aux rigueurs de la sainte Quarantaine, le monde se livre aux folles joies du car­naval (1). Aussi, pour réparer les désordres commis à cette époque et en éloigner les fidèles, l’Église convoque ses enfants, pour les prières des Quarante Heures, aux pieds de Notre-Seigneur solen­nellement exposé sur les autels.

Les prières des Quarante heures, ainsi appelées à cause de leur durée, ont lieu, pendant 13 ou 14 heures, le dimanche de la Quinquagésime et les deux jours suivants, lundi et mardi gras.

Ces prières réparatrices des Quarante heures furent inaugurées à Lorette pendant le carnaval de 1556. Pour réparer les scandales que donnait une troupe de comédiens, dont les représenta­tions étaient fort licencieuses, les Pères Jésuites, avec l’autori­sation de l’évêque, exposèrent, pendant ces trois jours, le saint Sacrement dans leur chapelle splendidement décorée. Ils atti­rèrent les fidèles par des prières, des prédications et des chants. La pratique des prières des Quarante heures s’est rapidement répandue dans l’univers catholique.

Source: La liturgie - Editions Fideliter

 

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