Sa sainte patronne
Sainte Foy
Vierge et martyre (IIIe siècle)
Extraits : … il nous reste à construire le Prieuré et son église, œuvre que notre prédécesseur a heureusement initiée sous la houlette bienveillante de nos supérieurs ! La première tranche des travaux a débuté avec la construction du Prieuré, remettant à plus tard, pour des questions de coût, celle de la chapelle et de ses annexes.
Il est peut‐être bon de revenir sur ce qu’est un Prieuré au sein de la Fraternité Sacerdotale Saint‐Pie X. Cette dernière, fondée par Mgr Lefebvre en 1970, est effectivement structurée autour du Prieuré, qui au‐ delà d’être une maison dortoir dans laquelle vivent les prêtres, est leur lieu de vie de communauté, à partir de laquelle ils exercent leur apostolat.
Aussi, autour de cette vie de communauté qui permet à la foi de se conserver et à la charité sacerdotale de s’exercer, se réalise donc le ministère sacerdotal, calqué sur les trois missions fondamentales de l’Église catholique : Prédication, administration des sacrements et gouvernement (trois missions qui reprennent tout simplement les trois parties de l’unité de l’Église catholique : Unité de la foi, de la liturgie et du gouvernement de l’Église).
Mais bien évidemment, c’est d’abord autour du sacerdoce et de la sainte Messe que le Prieuré est constitué. Ainsi, dans les premiers paragraphes, les statuts de la Fraternité Sacerdotale Saint‐Pie X précisent‐ils : « Le but de la Fraternité est le sacerdoce et tout ce qui s'y rapporte et rien que ce qui le concerne, c'est‐à‐dire tel que Notre Seigneur Jésus‐Christ l'a voulu lorsqu'il a dit : « Faites ceci en mémoire de Moi. »
Orienter et réaliser la vie du prêtre vers ce qui est essentiellement sa raison d'être : le saint sacrifice de la Messe, avec tout ce qu'il signifie, tout ce qui en découle, tout ce qui en est le complément. » Saint Thomas d’Aquin n’écrit‐il pas de même que tous les sacrements sont ordonnés à la Sainte‐Eucharistie !
Ce ministère sacerdotal découlera donc naturellement de cette fin. Et Mgr Lefebvre de préciser un des « soucis majeurs » du Prieur qui « doit consister dans le bon ordre de la communauté, facilitant l'œuvre apostolique réalisée par la communauté. »
Ainsi, si le premier rôle du Prieur est de s’exercer vis‐à‐vis de ses confrères, il doit également veiller au bon déroulement de l’apostolat autour du saint Sacrifice de la Messe tourné vers la gloire de Dieu et le salut des âmes.
Pour nous, nous nous remettons tout simplement dans les sages traces laissées par nos prédécesseurs, reprenant toutes les œuvres que leur zèle sacerdotal nous a léguées. Sachez profiter du ministère de vos prêtres dans cet esprit profondément chrétien, qui sait recevoir avec une grande humilité tous les dons reçus de Dieu pour les faire fructifier.
Seulement toutes les œuvres ? Cette année, avec l’ordination de M. l’abbé Daniel Sabur, notre chapelle de Pontoise accueille en plus les fidèles de rite catholique chaldéen. Afin de mieux faire connaître cet‐ te belle communauté, j’ai demandé à M. l’abbé Sabur de nous rédiger quelques articles qui paraîtront peu à peu.
Finalement, notre Prieuré sera un peu comme une citadelle qui permet de réaliser toutes ses œuvres, même si certaines chapelles desservies sont au loin. Et de fait pour vous, fidèles, comme le disait Mgr Lefebvre, les Prieurés sont aujourd’hui par suppléance « vos paroisses ». Dans cette perspective, on comprend bien la raison de la construction d’un Prieuré destiné à rem‐ placer celui qui, faute de fondations solides, est en train de se fissurer partout. En son centre, sera cons‐ truite une église, destinée à rayonner dans la région.
Abbé Patrick Verdet, dans La Petite Voix N° 147

Le 4e dimanche du carême est appelé Laetare, dimanche des Cinq pains et dimanche de la Rose d’or. Ce dernier nom lui vient de ce que le pape bénit, et porte, pendant toute la Messe, une rose d’or qu’il envoie ensuite à un sanctuaire célèbre, ou à un prince pour le récompenser de son dévouement à l’Église.
Autrefois, les papes bénissaient, en ce jour, une clef d’or dans laquelle ils avaient fait entrer un peu de limaille des chaînes de saint Pierre et l’envoyaient comme relique du Prince des Apôtres.
Au XIe siècle, saint Léon IX transforma cette clef en une rose d’or pour figurer Notre-Seigneur, nommé dans nos saints Livres « la Fleur de la tige de Jessé ».
Ce dimanche est encore appelé Mediana, milieu, c’est-à-dire mi-carême, parce qu’il était au milieu du Carême lorsque celui-ci commençait le dimanche de la Quadragésime, et c’est ce dimanche, et non le jeudi de la mi-carême, qui est caractérisé par
la joie que l’Église montre dans ses offices. En ce jour, en effet, les marques de tristesse et de pénitence sont suspendues : les autels sont ornés de fleurs, les orgues se font entendre, le diacre reprend la dalmatique et le sous-diacre la tunique ; le violet est remplacé, à la Messe, par la couleur rose, probablement à cause de la bénédiction d’une rose par le pape ; c’est par analogie que le 3e dimanche de l’Avent emploie aussi les ornements roses.
La Messe stationnale se disait autrefois, à Rome, à Sainte-Croix-en-Jérusalem. Mais Jérusalem est la figure du Ciel. Le pèlerinage à cette église était donc un encouragement à la pénitence dans l’espoir de la récompense céleste ; et, en effet, tous les textes de la messe sont une exhortation à persévérer dans les austères pratiques de la sainte Quarantaine, afin de mériter de jouir du repos « dans la Maison de Dieu ».
Le dimanche de la Passion, l’avant-dernier du Carême, est ainsi nommé parce qu’à partir de ce dimanche, jusqu’à Pâques, l’Église s’occupe tout particulièrement de la Passion de Notre-Seigneur.
Pendant les deux semaines qui précèdent Pâques et qu’on appelle temps de la Passion, l’Église, pour honorer la Passion de Notre-Seigneur, supprime, à la Messe, le psaume Judica me, comme aux Messes des Morts, ainsi que le Gloria Patri à la Messe, à l’Invitatoire et aux Répons de l’office. Dans les prières liturgiques du temps, elle nous entretient des souffrances que Jésus-Christ à endurées pour nous sauver. Aux Vêpres, on chante l’hymne Vexilla Regis qui célèbre les gloires et les bienfaits de la Croix.
Cette hymne fut composée par saint Fortunat, au VIe siècle, à l’occasion de la translation d’une relique de la vraie croix dans le monastère de Poitiers fondé par sainte Radegonde. A la strophe, souvent répétée pendant le temps de la Passion : « 0 Crux ave spes unica..-. Salut ô Croix, unique espérance... », on se met à genoux en signe de vénération pour l’étendard de notre salut.
Enfin, pendant le temps de la Passion, l’Église couvre d’un voile violet les croix et les statues des saints : la croix, parce que, quelque temps avant sa mort, Notre-Seigneur cessa de se montrer au peuple, et pour indiquer que la gloire du Sauveur va
disparaître momentanément sous les ignominies de sa passion; les saints : parce qu’il convient que les serviteurs s’effacent lorsque le maître disparaît.
Ce voile violet, qui remonte au Xe ou XIe siècle, remplacerait un grand voile, appelé drap du carême, qui restait suspendu autrefois pendant toute la sainte Quarantaine, entre le Sanctuaire et la Nef. On pense que l’usage de ce drap du carême a été établi lorsque les pieux fidèles se mêlèrent, par humilité, aux pénitents publics. Comme on ne pouvait chasser tout le monde de l’Église, on voulut conserver l’idée de cette expulsion en cachant le sanctuaire.
Chez les Grecs, les rideaux des portes de l’iconostase restent fermés pendant tout le Carême en souvenir de cette coutume du Moyen âge.
Cette procession, d’abord particulière aux fidèles de Jérusalem qui parcouraient le même trajet que Notre-Seigneur, fut introduite en Occident au VIIe ou VIIIe siècle.
Dans ces Oraisons se trouvent indiqués le symbolisme des rameaux et leur utilité. Les rameaux d’olivier et de palmier signifient que nous devons rapporter à Jésus-Christ les victoires que nous remportons sur nous-mêmes par le secours de sa grâce, car l’olivier est le symbole de la grâce, et le palmier le symbole du courage et du triomphe. Dans ces oraisons, l’Église demande à Dieu que ceux qui recevront les rameaux bénits obtiennent sa protection pour l’âme et pour le corps : c’est pourquoi, les chrétiens ont la pieuse habitude d’emporter ces rameaux bénits dans leurs maisons et de les suspendre au-dessus du crucifix.
A l’origine, là bénédiction des rameaux se faisait hors des bourgs et des villes, au pied d’une croix élevée aux environs et d’où partait la procession. Les croix dressées à l’entrée des villages, et où l’on s’arrête aujourd’hui pour une bénédiction durant les processions des Rogations, viendraient de cette ancienne coutume.
Au retour, le clergé et le peuple restent dehors, tandis qu’à l’intérieur, portes fermées, quelques enfants chantent l’hymne Gloria, laus et honor tibi sit... dont le clergé et les fidèles répètent le premier distique comme refrain. Ces voix d’enfants, à l’intérieur de l’Église, figurent les chœurs angéliques faisant écho à celui des fidèles dans leurs acclamations au Roi de Gloire.
La porte de l’église s’ouvre lorsque le célébrant la frappe avec la hampe de la croix pour montrer que l’entrée du ciel était fermée avant Jésus-Christ, qui l’a ouverte par les mérites de sa La Messe du dimanche des Rameaux contraste singulièrement avec la procession. Aux hymnes de joie succèdent les chants de tristesse au souvenir de la Passion du Sauveur. On y lit ou chante la Passion selon saint Matthieu.
Dans quelques églises, le chant de la Passion est exécuté à trois voix : généralement le célébrant tient la place de Jésus-Christ, le diacre chante les paroles du récit, le sous-diacre ou le chœur jouent le rôle des Juifs et des ennemis du Sauveur. L’usage
de chanter ainsi la Passion remonte au Moyen âge.
Aux mots emisit spiritum on se met quelques instants à genoux pour adorer le Sauveur mort sur la croix pour le salut du monde.
Pendant le récit ou le chant de la Passion on tient les rameaux bénits à la main pour rappeler qu'après la passion il y aura le triomphe ; après la peine, la récompense.