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FÊTE DE TOUS LES SAINTS

 

1. La fête de Tous les Saints ou la Toussaint célèbre, dans un même jour, tous les élus du ciel.

Elle a été instituée pour deux motifs principaux :

1° Afin de rendre des honneurs solennels, non seulement à tous les élus qui sont canonisés, béatifiés, ou inscrits simplement au Martyrologe, sans qu’il soit possible de leur assigner une fête particulière, mais aussi à tous les saints inconnus de l'Ancien et du Nouveau Testament, à cette grande multitude d’élus, dont parle saint Jean dans l’Apocalypse (VII, 9), « que personne ne pouvait compter, de toutes les nations, de toutes les tribus, de tous les peuples et de toutes les langues... debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches (1), et ayant des palmes à la main. »

(1) Ce serait à cause de ce passage de l’Apocalypse que l’Eglise aurait adopté le blanc comme couleur liturgique pour la fête de tous les saints.

2° Afin de nous exciter, par tant d’exemples, à travailler avec ardeur à l’œuvre de notre sanctification, à nous dire à nous-mêmes comme saint Augustin : « Quoi ! Tu ne pourras pas ce qu’ont pu ces enfants et ces femmes ? »

2. La Toussaint aurait pour origine la dédicace du Panthéon romain, au culte du vrai Dieu, faite au VIIe siècle, sous l’invo­cation de la très sainte Vierge et de tous les martyrs, d’où le nom de Sainte-Marie-aux-Martyrs donné à cet ancien temple païen.

Au IXe siècle, cette église fut restaurée, sa nouvelle dédicace eut lieu le 1er novembre, et la fête, réservée jusque-là aux Martyrs et à Marie leur reine, aurait été étendue à tous les saints.

D’autre part, Louis le Débonnaire (IXe siècle), d’accord avec les évêques de son empire, aurait ordonné de célébrer, dans tous ses états, le 1er novembre, une fête solennelle en l’honneur de tous les saints. Au XVe siècle, le pape Sixte IV y ajouta une octave.

  1. Pour bien célébrer cette fête, nous devons nous inspirer des sentiments qui ont porté l’Église à l’instituer. Pour cela, il faut : 1° adorer et remercier Dieu si admirable dans ses saints ; 2° nous recommander à la protection de tous ces bienheureux ; 3° nous pénétrer de l'Évangile de la fête qui nous montre, dans les béatitudes, le chemin qu’ils ont suivi pour arriver au ciel.
  2. La fête des saintes Reliques est célébrée, par beaucoup de diocèses, dans l’octave de la Toussaint.

Elle a pour but d'honorer les précieux restes des corps des saints, qui, un jour, ressusciteront glorieux, et de nous engager à demander à Dieu, comme l’indique la Collecte de la fête, d’aug­menter en nous la foi à la résurrection, et de nous rendre participants de cette gloire immortelle qui récompense les saints dont nous vénérons les restes précieux.

Les saintes reliques n’ont pas de fête universelle et leur Messe ne date que du siècle dernier ; cependant leur culte est aussi ancien que l’Eglise.

Au début de ce chapitre, on a vu, en effet, que les martyrs étaient enterrés avec honneur et que leur tombe servait d’autel pour la célébration du saint Sacrifice.

Persuadés que les restes des saints martyrs étaient une pro­tection efficace et un encouragement à la vertu, les chrétiens ne craignaient pas, durant les persécutions, de s’exposer au danger et de sacrifier de grosses sommes pour se les procurer.

Dès que la paix fut donnée à l’Église, on se hâta d’élever sur leur tombe de superbes basiliques comme celles de Saint-Pierre du Vatican et de Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome.

Plus tard, pour renfermer les saintes Reliques, les chrétiens firent de riches offrandes qui servirent à la fabrication de ces superbes châsses que possèdent encore nos églises ou qui ornent nos musées.

Les vives discussions qui eurent lieu au Moyen âge entre villes ou pays pour se rendre maître de quelques saintes reliques, mon­trent également le prix que les chrétiens attachaient à leur pos­session.

 

COMMÉMORATION DES MORTS

 

  1. La commémoration des Morts, appelée aussi jour des Morts, fête des Morts, a été instituée pour obtenir de Dieu qu’il délivre ou soulage les âmes du purgatoire.

Elle a été établie, au Xe siècle, par saint Odilon, abbé de Cluny, qui ordonna à tous ses moines de la célébrer tous les ans, le lendemain de la Toussaint, 2 novembre. L’influence de cet ordre illustre fit qu’on adopta peu à peu cet usage dans l’univers catholique. Les Bénédictins et les Chartreux imitèrent immédia­tement cet exemple. Rome la célébra à partir du XIVe siècle.

Chez les Grecs, cette commémoraison se célèbre le samedi avant la Septuagésime et chez les Arméniens, le lundi de Pâques.

Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les prêtres d’Espagne, du Portugal et de l’Amérique latine pouvaient célébrer trois messes le jour des morts. Ce privilège a été étendu à l’Église univer­selle, en 1915.

  1. La fête des Morts a été placée au lendemain de la Tous­saint pour montrer l’union qui existe entre l’Église triomphante, l’Église militante et l’Église souffrante, qui ne forment qu’une seule et même Église.

Aussitôt après les Vêpres de la Toussaint, on chante les Vêpres des Morts. Ainsi l’Église militante passe, sans transition, de la joie à la tristesse, de la pensée du ciel, où les élus jouissent d’un bonheur inaltérable, au souvenir des âmes qui souffrent en pur­gatoire.

Le soir du même jour, ou le lendemain matin, les personnes obligées à l’Office divin récitent les Matines et les Laudes de l’office des Morts.

Le 2 novembre, on chante la messe de la Commémoration de tous les défunts, dont l’épître et l’évangile ont pour objet le dogme de la résurrection des morts. La 2e Messe que les prêtres peuvent dire ce jour-là est celle de l’anniversaire des défunts, et la 3e est la Messe quotidienne des défunts, mais avec des orai­sons spéciales dans les deux cas. Le missel renferme une 4e Messe des morts, celle des funérailles.

La Messe de la Commémora­tion des Morts est suivie de l’absoute. Celle-ci se donne de­vant le catafalque (1) placé et orné comme le cercueil le jour des obsèques.   

L’absoute se compose essen­tiellement du chant du Libera, de l’aspersion et de l’encensement du catafalque.

3. L’Office des morts a pour origine la veillée des morts que les premiers chrétiens faisaient à l’exemple des Juifs.

Le corps du défunt, après avoir été lavé, parfumé et enveloppé d’un linceul ou d’étoffes précieuses, était exposé dans sa maison et entouré de flambeaux. La vigile funèbre ne paraît avoir été célébrée dans les églises qu'après le VIIIe siècle.

A l’origine, durant ces veillées, on disait des prières et on chantait des psaumes. Souvent tout le psautier était récité même plusieurs fois. Plus tard, on choisit des psaumes de circonstance et ainsi se forma l’Office des morts qui est un des plus anciens de la liturgie.

Comme celui des trois derniers jours de la Semaine Sainte, il a conservé sa physionomie antique. C’est ainsi qu’il n’y a pas de Deus in adjutorium au commencement, ni d’hymne, ni de bénédiction avant les leçons.

Les antiennes, d’après les principes primitifs de leur forma­tion, sont tirées du psaume qu’elles accompagnent et dont elles mettent en évidence la pensée principale.

Les leçons du 1er Nocturne de la Commémoration des Morts et des trois Nocturnes de l’Office quotidien sont tirées du pas­sage du livre de Job, où le saint patriarche exhale ses plaintes sur la brièveté et les misères de la vie, demande pardon de ses péchés, témoigne sa confiance en Dieu et affirme sa foi à la résurrection future. Ce choix remonte aux premiers âges comme le prouvent les inscriptions des Catacombes qui reproduisent ces mêmes textes de Job.

  1. Les parties chantées sont les mêmes pour toutes les Messes des morts ; seules les Oraisons et les lectures varient.

Sauf le Dies irae et le Libera, toutes les parties chantées remon­tent au moins au IVe siècle. L’antienne de l’introït : Requiem æternam dona eis Domine : et lux perpétua luceat eis, se répète souvent dans la liturgie des morts et en particulier après tous les psaumes de l’Office. L’Offertoire et la Communion ont conservé, comme marque de leur ancienneté, un verset à la suite de l'an­tienne.

Tandis que dans les parties anciennes de l’Office et de la Messe des morts on demande pour les défunts le repos éternel et la lu­mière sans fin, dans le Dies irae et le Libera, qui datent du Moyen âge, où les passions étaient ardentes et où il fallait agir fortement sur les âmes, il est parlé surtout de la crainte du jugement, de ce jour terrible où tous les crimes seront punis, dans le feu éternel.

  1. Pour bien célébrer la fête des Morts, nous devons : 1° penser à la mort et nous convaincre de la nécessité de nous y préparer ; 2° concevoir de l’horreur pour le péché, même véniel, si rigoureusement puni dans l’autre vie ; 3° prier avec plus de ferveur que de coutume pour tous les fidèles trépassés, en demandant à Dieu de leur donner le repos éternel.

Pour nous aider à gagner beaucoup d’indulgences pour les Ames du purgatoire, l’Église accorde, le jour des morts, une in­dulgence plénière toties quoties applicable aux défunts.


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