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Le samedi saint Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Liturgie
05-04-2009
 

SAMEDI SAINT

 

1. Le Samedi Saint l'Église honore la sépulture du corps de Notre Seigneur et la descente de son âme aux limbes. C'est pourquoi, ce jour reste consacré à la pénitence et au jeûne, jusqu'à midi.

Toutefois, l'office du matin est le commencement de la fête pascale. Pour sanctifier ce jour nous devons nous inspirer des sen­timents de foi et de piété qui animaient les saintes femmes lorsqu'elles se rendirent au tombeau, et prendre la résolution d'ensevelir dans ce même tombeau nos péchés et nos convoitises afin de vivre désormais de la vie de Jésus Christ.

 

2. Les principales cérémonies de l'office du Samedi Saint sont: a) la bénédiction du feu nouveau et des cinq grains d'en­cens; b) la bénédiction du cierge pascal; c) les leçons ou prophéties; d) la bénédiction des fonts baptismaux et le chant des litanies des saints; e) la Messe et les Vêpres solennelles.

 

Tout dans cet office se rapporte à la résurrection du Sauveur et au baptême des catéchumènes qui avait lieu, à l'origine, au cours de la cérémonie.

 

1° La bénédiction du feu nouveau se fait en dehors de l'Eglise, parce que le tombeau, dont le Sauveur sortit glorieux, se trouvait en dehors de Jérusalem. Ce feu, que l'on tire d'un caillou, représente Jésus Christ, lumière du monde et pierre angulaire de l'Église, qui va bientôt sortir du sépulcre, à travers la pierre qui en ferme l'entrée, pour éclairer le monde et l'embraser du feu de son amour. Ce feu nouveau qui sert pour allumer toutes les lampes de l'église, éteintes depuis le Jeudi Saint, figure la Loi nouvelle qui remplace la Loi ancienne repré­sentée par les lampes éteintes.

 

Le célébrant bénit encore cinq grains d'encens qui seront incrustés dans le cierge pascal pour représenter les aromates apportés au sépulcre par les saintes femmes.

 

Après ces bénédictions, les ministres entrent dans l'église en procession. Ils portent les ornements violets, sauf le diacre qui a la dalmatique blanche, et c'est celui ci, et non le célébrant, qui annonce la résurrection pour rappeler que le Sauveur apparut d'abord à Madeleine et aux saintes femmes et qu'il les chargea d'annoncer sa résurrection aux Apôtres.

 

Le diacre porte un roseau au sommet duquel est fixé un cierge à trois branches, qu'il allume successivement en avançant dans l'église et en disant chaque fois et de plus en plus haut :Lumen Christi, et on répond : Deo gratias.

 

Ce roseau enguirlandé de fleurs figure la faiblesse de la nature humaine que le Christ a revêtue par son incarnation; le cierge à trois branches qu'on allume successivement, la Sainte Trinité dont la seconde personne a proclamé la divinité durant sa vie mortelle.

 

2° Le cierge pascal, dans lequel le diacre insère cinq grains d'encens, est bénit au chant de l'Exultet. Il est ensuite allumé a tous les offices liturgiques jusqu'à l'Evangile de l'Ascension parce qu'il représente Jésus ressuscité, demeurant quarante jours encore sur la terre. Il figure aussi la colonne de nuée qui guidait les Hébreux dans le désert; c'est pourquoi on le porte en tête des processions durant le temps pascal.

 

Le diacre, du haut de l'ambon, chante l'Exultet écrit sur un parchemin qu'il déroule au fur et à mesure. Le cierge pascal est en face de lui.

 

L'Exultet est une très belle composition lyrique qui célèbre les victoires de Jésus sur la mort et l'enfer, et les bienfaits de la Rédemption. Il est attribué à Saint Augustin et se chante à peu près sur le ton de la préface. Son chant est interrompu trois fois : la première pour insérer dans le cierge pascal, et en forme de croix, les cinq grains d'encens bénits précédemment; ces cinq grains d'encens figurent les cinq plaies de Notre Seigneur ; de plus ils seraient aussi un souvenir de la bénédiction du cierge comme les croix gravées sur les piliers des églises rappellent la consécration de l'édifice. Le diacre s'arrête une seconde fois pour allumer le cierge pascal, figurant ainsi la résurrection du Sauveur; puis une troisième pour allumer les lampes et nous rappeler, par ces arrêts successifs, que la connaissance de la résurrection du Sauveur n'a été communiquée aux peuples que peu à peu dans le cours des siècles.

 

3° Les leçons du Samedi Saint sont appelées prophéties parce que, sur douze lectures, six sont empruntées aux prophètes, et que toutes sont prophétiques, puisqu'elles symbolisent les conditions ou les effets de la régénération par le baptême.

 

4° La bénédiction des fonts baptismaux suit la lecture des prophéties. On se rend aux fonts baptismaux en procession, le cierge pascal eu tête et en chantant le Trait : "Sicut cervus... Comme le cerf altéré soupire après les eaux, ainsi mon âme soupire après vous ô mon Dieu... ". Ces expres­sions du Psalmiste rappellent qu'aux premiers siècles de l'Église, les catéchumènes faisaient partie de cette procession et que les paroles que l'on chantait traduisaient bien les aspirations de leurs âmes après les eaux purificatrices.

 

La cérémonie de la bénédiction de l'eau baptismale remonte aux temps apostoliques. Elle est très solennelle et a une préface comme la bénédiction des cierges, des cendres, des rameaux et du cierge pascal.

 

Pendant cette préface, le célébrant s'interrompt sept fois pour différentes cérémonies très significatives : 1° avec la main, il divise l'eau en forme de croix pour montrer que toute sa vertu régénératrice lui vient de la croix; 2° il la touche de la main en demandant à Dieu d'éloigner d'elle l'influence des esprits de malice; 3° il la bénit en formant sur elle trois signes de croix; 4° il la divise une seconde fois et en jette, en forme de croix, aux quatre points cardinaux, pour montrer que toutes les nations doivent être baptisées au nom des trois personnes divines; 5° il souffle trois fois sur l'eau en forme de croix en demandant à Dieu de la féconder, par le Saint Esprit dont le nom latin Spiritus signifie souffle; 6° il plonge dans l'eau, trois fois de suite, l'extrémité infé­rieure du cierge pas­cal, figure du Christ sanctificateur; 7° enfin, il souf­fle de nouveau trois fois sur l'eau, mais en formant la figure de la lettre grecque psi par laquelle com­mence, dans cette lan­gue, le mot Esprit.

 

L'eau bénite, ainsi obtenue, sert à gar­nir les bénitiers des églises et des mai­sons; les fidèles en aspergent leurs de­meures pour attirer la protection de Dieu, imitant ainsi les Hé­breux qui asper­geaient leurs maisons du sang de l'Agneau pascal, afin d'être épargnés par l'ange exterminateur. L'eau bénite qui doit servir à l'administration du baptême est versée dans un vase spécial, et le célébrant la consacre en y ajoutant quelques gouttes de l'huile des caté­chumènes et du saint chrême.

 

Les litanies des saints se chantent en revenant des fonts baptismaux.

 

6° La Messe solennelle commence par le Kyrie qui termine les litanies des saints. Les parties de la messe qui manquent Introit, Judica me, Credo, Offertoire, Agnus Dei, Antienne de la communion, n'ont pas été supprimées : on s'est contenté de ne pas les ajouter; ce qui fait que la messe du Samedi Saint reste à peu près telle qu'elle était au IVème siècle.

 

Lorsque le célébrant dit le Gloria in excelsis, on sonne toutes les cloches, silencieuses depuis le Jeudi Saint, et on découvre les statues voilées depuis le dimanche de la Passion.

Dans l'Épître, Saint Paul avertit les nouveaux baptisés qu'après leur résurrection en Jésus Christ, ils ne doivent plus se proposer d'autre fin que les choses du ciel.

Après l'Épître, le célébrant entonne l'Alleluia, acclamation de triomphe et de joie qui avait cessé depuis la Septuagésime. Mais au chant de l'Alleluia succède le Trait, expression de tristesse parce que Notre Seigneur ne s'est pas encore montré vivant et glorieux.

 

Pendant l'Évangile qui raconte l'histoire de la résurrection, on ne porte pas les cierges parce que le Sauveur n'avait point encore paru et que la foi était encore environnée d'obscurité; mais on encense le saint Livre pour rappeler l'encens et les par­fums que portaient les saintes femmes en allant au sépulcre le matin de la résurrection.

 

Les nouveaux baptisés communiaient à cette messe. Les fidèles peuvent s'approcher de la sainte table ce jour là.

 

Les Vêpres, qui se disent à la place de l'antienne de com­munion, se composent du psaume Laudate Dominum, omnes gentes, précédé et suivi de trois alleluia, du cantique Magni­ficat précédé et suivi de l'antienne Vespere autem sabbati, et de l'Oraison qui tient lieu de Postcommunion. Deux alleluia sont ajoutés à l'Ite missa est et au Deo gratias.

 

Ces vêpres introduites dans la messe ont eu pour origine l'in­vitation faite aux nouveaux baptisés de louer Dieu (Laudate Dominum) pour les trois sacrements qu'ils venaient de recevoir Baptême, Confirmation, Eucharistie. A cette invitation les néophytes répondaient par le Magnificat, " Mon âme glorifie le Seigneur..."

 

 

 
Le Service liturgique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Liturgie
26-10-2007

Le Service liturgique ou "Service de Messe" est très important dans la liturgie traditionnelle de la Messe.

La présence des différents Enfants de Choeur, dont chacun ou presque a un rôle spécifique, rehausse la solennité et la beauté de la Messe ou des Offices Liturgiques.

M. l'abbé  s'occupe personnellement de la formation des servants de Messe,assisté de Louis Fontaine, au cours de répétitions qui se déroulent le Samedi après-midi. 

 
La Messe Tridentine à Conflans et Pontoise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Liturgie
19-06-2007
Les chapelles Saint-Mathias (Pontoise) et Sainte-Honorine (Conflans) accueillent le rite liturgique romain dit "de St Pie V", du nom du Pape qui en a révisé et fixé la forme par la bulle "Quo Primum", en 1570. Ce rite est également appelé "Tridentin" parce que la publication de la bulle de St Pie V eut lieu à la suite du Concile tenu de 1545 à 1563 dans la ville de Trente (Italie du Nord).

La messe célébrée dans ce rite est dite "traditionnelle" ou "de toujours" parce que c'est cette liturgie qui existait dans l'Eglise catholique d'Occident avant la réforme de Paul VI aboutissant en 1969 aux messes que nous connaissons aujourd'hui dans la plupart des paroisses.
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La liturgie et la Sainte Messe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Liturgie
18-06-2007
L’histoire des mouvements liturgiques explique l’attachement à la messe traditionnelle, (appelée messe de Saint Pie V) et l’apparition de la nouvelle messe (appelée messe de Paul VI). Car, en cette matière, il n’est pas exagéré de parler de mouvements liturgiques au pluriel. Nous devons donc user de discernement.
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Connaissez-vous la messe catholique traditionnelle ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Liturgie
17-06-2007

Si vous êtes un visiteur de passage, vous ne connaissez peut-être pas la messe catholique traditionnelle, la messe latine grégorienne, la messe tridentine, la messe de Sainte Pie V, la messe selon le missel de 1962, la messe du Bienheureux Jean XXIII, toutes appellations convenant à ce que vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus. Ne passez pas sur ce site sans voir cette vidéo (1h03):


De bien meilleure qualité que cette copie qui circule sur le web, l'original de cette vidéo peut être acquis auprès de son éditeur, les Editions Clovis, BP 88 - 91152 Etampes Cedex
"Sancta Missa", Pal Ref: 25 920   Secam (France) Ref: 25 918
Editions Clovis  Tel: 01 69 78 30 23
 
Grand-messe à Saint-Nicolas du Chardonnet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Liturgie
16-06-2007
Vidéo de 1h13mn présentant la messe dominicale chantée à l'Eglise Saint Nicolas du Chardonnet (Paris, France) . Il s'agit de la messe catholique traditionnelle (rite tridentin).
 
 
Proposé par des fidèles de Sainte Honorine de Conflans et Saint Mathias de Pontoise
Conception et réalisation : A115-web   Tel : 01 30 40 02 89